La récente proposition de loi pour faciliter le maintien et la création d’emplois comporte une heureuse initiative relative au télétravail. Lors d’un colloque organisé en 2006 par l’Université du Littoral, il avait été souligné que si le nombre de salariés exerçant leur activité au moins une fois par semaine dans un autre lieu que l’entreprise en utilisant les Technologies de l’information et de la communication (TIC) était de 25,4 % aux Pays-Bas, de 22,8 % en Allemagne, en Finlande et au Danemark, de plus de 15 % en Italie et au Royaume-Uni, il n’était que de 6 % en France…. Et pourtant, le télétravail est source de nombreux emplois potentiels puisqu'il permet à des salariés ne pouvant se déplacer en raison d'un handicap, de contraintes familiales ou médicales, ou encore d'éloignement, de travailler à domicile.
Certes, on objectera que le télétravail n’est pas adapté à tous les types d’emplois. Ce qui est vrai. Certes on rétorquera qu’il faut en la matière prévenir l’isolement du salarié. Ce qui est évident. Mais justement, c’est le rôle du législateur de fixer les droits et obligations des parties en la matière, voire de briser certaines habitudes dans l’organisation du travail.….
On est toujours surpris que de telles initiatives qui sont sources d’emploi mettent autant de temps à trouver une concrétisation dans la loi. Sans doute faut-il mettre cela sur le poids des habitudes et sur le conservatisme dans les relations de travail.
Il faut en la matière louer le bon sens et le pragmatisme d’une poignée de députés, soucieux de trouver des solutions concrètes aux problèmes de l’emploi et ce, sans idéologie….Mais, en sens inverse, on peut déplorer l’attitude des pouvoirs publics qui se refusent à encourager cette forme d’emploi par le biais d’aides fiscales…..Décidément, la France